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Pompage en Loire pour abreuver le canal

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La Préfecture a délivré l’autorisation de puiser de l’eau dans le fleuve royal pour alimenter une partie du canal et ainsi permettre au Festival de Loire d’y accueillir bateaux et animations.

Festival de Loire

Pompage en Loire pour abreuver le canal

C’est la question que tout le monde se pose depuis des semaines en voyant le lit du canal désespérément sec ! Y aura t’il de l’eau pour que se déroulent les activités et animations prévues durant le Festival de Loire, organisé par Orléans Métropole, du 18 au 22 septembre ? Et bien la réponse est oui ! La préfecture du Loiret a en effet délivré l’autorisation de pompage en Loire, sur la période du 27 août au 23 septembre, après dépôt de dossier en début de période estivale par Orléans Métropole afin d’assurer un niveau d’eau suffisant dans le canal uniquement sur la partie accueillant des animations.

Réalisé lors des précédentes éditions

Pour ce, un batardeau, sorte de digue en terre, a été posé à hauteur du Cabinet vert pour circonscrire la portion du canal remise en eau (environ 1 km jusqu’à la Capitainerie). Il est alimenté depuis le 28 août par une pompe d’une capacité de 60 m3/h, secondé si besoin et sur autorisation des services de police de l’eau par une autre, de même rendement.

Ce qui représente 0,05% du débit d’eau de la Loire, selon la préfecture. Le 22 août, la Dreal signalait dans un bulletin sur les débits de la Loire et de l’Allier, que « la dernière quinzaine (de jours) avait été excédentaire en eau sur l’amont du bassin de la Loire suite à trois passages pluvio-orageux. Ces précipitations (…) ont entraîné une hausse des débits dans les cours d’eau et le remplissage de la retenue de Villerest qui a enregistré un gain de plus de 26 millions de m3. Le comité de gestion de Naussac et Villerest, et des étiages sévères (CGRNVES) a donc décidé le 21 août de ramener de 45 m3/s à 55 m3/s l’objectif de soutien d’étiage de la Loire à Gien. »

 Ce pompage, réalisé également lors des précédentes éditions du Festival, est effectué dans les eaux superficielles de la Loire, non dans les nappes phréatiques, et sous le contrôle du service Eau et Environnement de la DDT. L’opération devrait durer une douzaine de jours.

Les éclusées nécessaires uniquement

Ainsi, le canal doit recouvrer une hauteur d’eau suffisante pour accueillir la très attendue Belle de Grignon (reconstitution d’une flûte berrichonne, péniche du XIXe siècle), l’embarcation de l’ANCO, les bateaux des canaux de Flandres et d’Artois…, et les animations comme le marché flottant. Pour préserver la réserve en eau, seules les éclusées nécessaires à l’arrivée et au départ des bateaux du Festival sont autorisées. Et pour permettre leur accès, le sable est déplacé à l’entrée du port et remis en Loire, quelques mètres plus loin.

Un batardeau, sorte de digue en terre, a été posé à hauteur du Cabinet vert pour circonscrire la portion du canal remise en eau

photos : J Puyo