Orléans & son AgglO

Politique de déplacements

Pour faciliter les conditions de déplacement à travers son territoire, Orléans Métropole définit et met en œuvre une politique globale de mobilité.

Le rôle de la Métropole

Elle organise la circulation sur les principaux axes routiers qui desservent notre territoire, améliore le réseau de transports en commun (bus, tram, transport à la demande…) et l’ensemble des services de mobilité (Vélo+, VéloTAO, Vélostation, Parkings Relais-tram, Parkings en ouvrage…).Elle a notamment en charge de fixer les tarifs et de décider des investissements à réaliser.

Depuis le 1er janvier 2019, Orléans Métropole a confié l’exploitation du réseau TAO au groupe Keolis, pour une durée de 6 ans.

Chiffres clés de la mobilité sur la métropole

  • Près d’1 million de déplacements quotidiens effectués tous modes de transport confondus.
  • 1 trajet sur 4 réalisé à pied par les habitants
  • 359 km d’aménagements cyclables (hors aires piétonnes, zone 30)
  • 5,5 % des parcours effectués à vélo (8% visés dans 10 ans)
  • 10,5 % des déplacements en transports en commun (objectif + 20% de hausse d’ici 2028)
  • 35 millions de voyageurs annuels enregistrés sur le réseau Tao
  • 2 lignes de tramway et 36 lignes de bus, dont 3 lignes à haute fréquence
  • 55% des trajets effectués en voiture par les habitants (49% visés dans 10 ans)
  • 3 000 places de stationnement payant sur voirie et plus de 5 000 en ouvrage sur la ville d’Orléans
  • Le trafic routier, 1er secteur émetteur de gaz à effet de serre, avant le secteur résidentiel ou l’industrie
  • ¼ des consommations énergétiques de la Métropole lié au trafic routier

Une priorité : l’accessibilité des services de transport

Depuis 2006, Orléans Métropole travaille sur les questions d’accessibilité du réseau aux personnes à mobilité réduite, en lien étroit avec la commission intercommunale pour l’accessibilité aux personnes handicapées. Cette démarche a abouti en 2009 avec l’adoption d’un schéma directeur accessibilité, puis en 2016 à l’élaboration d’un Schéma Directeur-Agenda d’accessibilité programmée (ou SD’AP) du service de transport  permettant à la métropole de poursuivre la mise en accessibilité de son réseau.

Aujourd’hui, le réseau TAO, c’est :

  • 2 lignes de tramway 100% accessibles
  • 2 services de transport spécialisés pour les personnes à mobilité réduite (service TPMR et  service de substitution)
  • 36 lignes de bus régulières, 6 lignes scolaires, et 8 zones de transport à la demande partiellement accessibles :
    • 100 % des bus circulant sur le réseau sont accessibles
    • 39% des quais bus répondent aux normes d’accessibilité. Entre 500 000 à 1 million d’euros sont investis chaque année pour aménager et rendre accessibles les arrêts de bus, comme programmé dans le Schéma Directeur-Agenda d’accessibilité programmée

Le Plan de Déplacements Urbains (PDU)

Qu’est-ce qu’un PDU ?

Le Plan de Déplacements Urbains ou « PDU » est un document qui définit et planifie, pour les 10 prochaines années, l'organisation des mobilités sur le territoire. Il a pour objectifs de promouvoir les modes de déplacements les plus durables et d'organiser un territoire plus accessible et plus agréable à vivre. Il concerne l’ensemble des modes de déplacement : transport en commun, circulation et stationnement, modes actifs ou transport de marchandises.

En tant qu'Autorité Organisatrice de la Mobilité, Orléans Métropole a en charge la réalisation et la mise en œuvre du PDU sur son territoire. Sur la métropole, le premier PDU a été approuvé en 2000 et révisé une première fois en 2008.

La démarche de mise en révision du PDU

Le PDU adopté en 2008 prévoyait la réalisation de la seconde ligne de tramway et de nombreux services associés (parking relais, services vélos…), l’élargissement des zones piétonnes ou la réorganisation du stationnement dans l’hyper-centre d’Orléans. Ces actions ont permis de faire évoluée les pratiques de mobilité sur la métropole, avec une augmentation constatée de l’usage du vélo, de la marche à pied et des transports en commun ces dix dernières années, et une stabilisation du trafic routier.

La majorité des actions du PDU 2008 ayant été réalisée ou engagée, les objectifs d’évolution des pratiques de déplacements presque atteints, et afin de prendre en compte les évolutions du territoire, la métropole a décidé de mettre en révision son Plan de Déplacements, par délibération, le 25 février 2016.

Cette révision a été menée en parallèle à celle du Schéma de Cohérence Territorial (SCoT), afin que la démarche puisse alimenter le volet mobilité du SCoT et que les deux documents soient parfaitement compatibles.

Une construction concertée du projet de PDU

Dans le cadre de la révision du PDU, Orléans Métropole a souhaité mettre en place une démarche d’élaboration participative et concertée. En complément des réunions de validation organisées régulièrement avec les élus et techniciens du territoire, plusieurs sessions d’échange ont permis de co-construire le document.

Avec les citoyens :

Concertation autour de la mobilité en zone périurbaine :

Concertation autour des déplacements en hyper-centre d’Orléans :

Présentation de l’avancée de la démarche :

Avec les partenaires publics, les membres du conseil de développement et de la commission intercommunale pour l’accessibilité, les associations d’usagers, les entreprises, commerçants et professionnels des déplacements du territoire et au-delà, qui ont été invités à participer à :

Un séminaire, commun avec le SCoT, pour lancer la démarche de révision :

Une première session d’ateliers thématiques pour co-construire la stratégie du PDU le 23 mars 2017 :

Une seconde session d’ateliers thématiques pour co-construire le plan d’actions du PDU le 14 septembre 2017 :

Une troisième et dernière session d’ateliers thématiques pour co-construire le plan d’actions du PDU le 16 novembre 2017:

Le projet de Plan de Déplacements Urbains 2019-2028

Diagnostic

Dès le lancement de la procédure de révision, un diagnostic territorial a été réalisé. Il a permis à la fois de mieux comprendre l’offre et la demande de déplacements sur la métropole et au-delà, et de mettre en évidence nos atouts, faiblesses et contraintes présentes sur le territoire. Les grands constats sont les suivants :

  • des pratiques de déplacement qui ont évoluées ces dernières années au profit des modes de transports, que sont le vélo, la marche ou le tramway, même si la voiture reste le mode de transport le plus utilisé, notamment plus on s’éloigne du centre d’Orléans,
  • une offre en transport collectif et services de mobilité importante et diversifiée, dont l’efficience peut encore être renforcée,
  • une pratique cyclable relativement développée sur l’ensemble de la métropole, en lien avec une topographie favorable, et un linéaire d’aménagements dédiés importants, manquant parfois de continuité et de lisibilité,
  • une circulation automobile majoritairement fluide et peu contrainte, excepté quelques points durs localisés en heure de pointe, liée à un réseau routier dense.
  • consulter la synthèse du diagnostic

Ambitions et stratégie du PDU

Afin de répondre aux enjeux du territoire et aux exigences environnementales, le PDU a fixé des objectifs ambitieux, mais réalistes, d’évolution des pratiques de mobilité pour ces 10 prochaines années :

  • Avoir moins d’un déplacement sur deux effectués en voiture. Le PDU vise à passer sous la barre des 50% de déplacements en voiture effectués par les habitants avec un report sur les modes alternatifs.
  • Augmenter de 20% de la fréquentation du réseau de transport en commun, de 50% des déplacements à vélo, et de 15% des déplacements à pied.
  • Limiter fortement les impacts et les nuisances liées aux véhicules motorisés. Le PDU vise à atteindre 5% de véhicules propres dans le parc de véhicules circulant sur la métropole à horizon 2028.

Plan d’actions 2019-2028

Pour atteindre ces ambitions, un projet de PDU a été élaboré autour de 5 axes stratégiques. Il comporte un programme d’actions détaillé à mettre en œuvre ces prochaines années, dont voici quelques exemples :

  • I. Développer un partage de la voirie plus équitable favorisant les modes alternatifs à la voiture individuelle

    • Révision du Plan Vélo, élaboration d’un Plan Piéton et Schéma Directeur d’Accessibilité de la Voirie, réaménagement de la RD2020, amélioration des franchissements de Loire pour les piétons et cyclistes…

  • II. Renforcer l’attractivité des transports collectifs et des services de mobilité

    • amélioration de la régularité et des vitesses commerciales des lignes de bus du réseau TAO, expérimentation du covoiturage et du transport à la demande dynamique dans les secteurs périurbains…

  • III. Accompagner les usagers et territoires vers une mobilité plus durable et innovante

    • création d’une centrale de mobilité, transformation progressive de la flotte bus en « 100% électrique »…

  • IV. Articuler développement urbain et transport

    • création de deux nouvelles stations de tramway (COM’et et Larry), développement de nouvelles offres de transport en desserte du quartier InteRives, renforcement de l’offre de transport sur l’axe « Jean Zay-Droits de l’homme…

  • V. Etendre les solutions de mobilité au-delà de la métropole

    • Création de pôles d’intermodalité le long de l’A10, poursuite des coopérations à l’échelle de l’aire urbaine et vers le Grand Paris… 

Consulter la présentation du PDU faite en conseil métropolitain

Conformément à la réglementation, le projet de PDU  comporte également deux annexes :

  • l’annexe « accessibilité », qui détaille les actions à mettre en œuvre pour améliorer l’accessibilité des transports urbains aux personnes handicapées et à mobilité réduite. L’accessibilité de la chaîne de déplacements faisant partie intégrante du PDU, l’ensemble de ces mesures est également intégré dans le projet de PDU.
  •  le rapport environnemental, qui présente un état des lieux environnemental du territoire et analyse les conséquences des déplacements et des actions du PDU sur l’environnement. Le PDU devrait permettre une diminution supplémentaire de 23% des émissions de CO2 liés aux transports d’ici 10 ans, ainsi qu’une baisse des émissions de polluants atmosphériques et des consommations énergétiques. Certaines actions sont néanmoins impactantes sur l’environnement, notamment la création de voies nouvelles, le rapport propose donc des mesures compensatoires.

Observatoire des Déplacements Urbains

Orléans Métropole, en tant qu’autorité organisatrice des transports collectifs, est chargée de l’élaboration du plan de déplacements urbains (PDU), pour le territoire composé de 22 communes.

La Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie (LAURE) de 1996 prévoit « qu'au terme d'une période de cinq ans, le plan fasse l'objet d'une évaluation et d’une révision le cas échéant ».
Conformément à la circulaire du 8 novembre 1999, pour mener à bien ce processus d’évaluation, il faut assurer un suivi de l’avancement du PDU dès sa mise en œuvre et tout au long de sa réalisation.
C’est l’objectif de l’observatoire des déplacements, qui constitue non seulement un outil de suivi, pour s’assurer de l’efficacité des actions avancées mais aussi un véritable outil d’aide à la décision, notamment dans la définition des réalisations de voirie (études complémentaires pour analyser les mesures) .

Il est constitué d’une base de données définie sur la base d’indicateurs sur les nombreux domaines que recouvrent le PDU (trafic routier, transports en commun, deux-roues, éco-mobilité, accessibilité…).
Cette série d’indicateurs est suivie par l’agence d’urbanisme et par Orléans Métropole. Elle permet d’éditer chaque année une série de cartographies et d’analyses, notamment « les chiffres clés de la mobilité » et des « Lettres de l’Urba » thématiques.