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La folle histoire de Max et Léon

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Rencontre avec Grégoire Ludig et David Marsais du Palmashow, ainsi que le réalisateur Jonathan Barré, à l’occasion de leur tournée promotionnelle, au Cinéma Pathé Orléans.

Culture

La folle histoire de Max et Léon

Pourquoi avoir choisi de faire un film de genre comme premier long-métrage ?

David Marsais : Les films de genre et les comédies d’aventure ont bercé notre enfance. Nos références sont Indiana Jones, la 7e Compagnie, la Grande Vadrouille ou encore Papy fait de la résistance. C’est un style qui se prête très très bien à la parodie. Quand on a commencé à imaginer l’histoire, on s’est dit qu’on ferait des parallèles avec notre époque pour injecter quelque chose de plus moderne. Notre patte à nous en somme ! La folle histoire de Max et Léon c’est aussi une belle histoire d’amitié. On l’a écrit et pensé pour nous deux forcément (rire). C’est un buddy movie qui rappelle La chèvre, Les compères… Tout le cinéma qu’on aime et qui nous parle.

On sent que l’amitié est pour vous un moteur. Que l’histoire d’amitié qui transparaît à l’écran est celle qui vous lie à la ville.

Grégoire Ludig : David et moi nous connaissons depuis l’adolescence, l’époque du collège. A la base, c’était un copain de mon frère Charles et il passait beaucoup de temps à la maison. Rapidement, on s’est rendu compte qu’on avait les mêmes délires, qu’on aimait les mêmes films… On était tous deux fans des Inconnus et des Nuls, on avait plein de points communs. On a commencé à écrire des sketchs à 14 ans et à tourner avec les moyens du bord. Ce qui est drôle c’est qu’aujourd’hui mon frère compose toutes les musiques de nos sketchs. Il a aussi réalisé celles du film.

Jonathan Barré (réalisateur du film) : Cela fait dix ans qu’on travaille ensemble. David et Greg cherchaient un mec avec une caméra pour réaliser un sketch en forêt. Un gros délire. Depuis, on ne s’est pas quittés. On vient du même village. J’ai réalisé toutes leurs vidéos. Du coup, ce film on savait dès le début qu’on le ferait tous les trois ou pas du tout.

Vous présentez actuellement votre film au public, un peu partout en France. Que ressentez-vous en voyant les gens découvrir Max et Léon sur écran géant ?

Jonathan Barré : Il y a beaucoup d’excitation dans l’air. Ce film représente trois ans de travail pour le Palmashow, pour moi une année. Forcément, on est content de rencontrer les gens pour en discuter. On a hâte qu’il sorte, de partager ce qu’on a vécu, que le public le voie.

David Marsais : Notre film a un côté atypique, barré. On attend les retours avec impatience.

Grégoire Ludig : Cela représente un changement de nous voir sur grand écran. Il faut un temps d’adaptation, d’autant plus qu’on a pris le temps d’installer les personnages, de raconter l’histoire. On ne balance pas les grosses blagues tout de suite ! Le rire, il n’y a rien de plus raté que de le faire pour soi !

David Marsais : Notre ambition c’est que le film plaise à un public plus large. On ne s’adresse pas qu’à ceux qui connaissent nos vannes et nos personnages, même s’il y a beaucoup de clin d’œil. C’est un film qu’on peut voir en famille, ou entre amis. On veut partager avec le plus grand monde. Nous on se rappelle du film du dimanche soir qu’on regardait avec nos proches.

Grégoire Ludig : On est nostalgiques d’une époque. On veut faire ressentir cette sensation aux spectateurs.

Difficile de passer d’internet au cinéma ?

David Marsais : On a toujours voulu faire du cinéma. On s’est rodés, forgés une expérience, jusqu’à se dire « on peut s’essayer au cinéma ».

Grégoire Ludig : Faire un long-métrage c’est des années de travail. Ca prend beaucoup de temps, pour avoir une idée, la développer puis écrire le scénario. On avait écrit 300 pages qu’il a ensuite fallu réduire à une centaine. On a écrit tout ce qu’on voulait, sans se brider. On est aussi co-producteurs, avec Christophe Lambert, notre associé, qui travaille avec nous depuis 7-8 ans.

Les seconds rôles dans le film sont incroyables. Comment avez-vous géré tout ce beau monde ?

David Marsais : On a invité à participer au film tous les acteurs qu’on admire et avec qui on s’entend très bien. Une fois tous les rôles écrits, on s’est amusé à leur proposer les personnages et ils ont accepté. C’est une grande fierté pour nous d’avoir à nos côtés des Florence Foresti, Christophe Lambert, Dominique Pinon… De voir comment la magie a pu opérer.

Jonathan Barré : Aucun n’est venu pour cabotiner ou tirer la couverture à soi. Chacun s’est mis au service de son rôle, sans chercher à en faire trop. Que du bonheur ! On est hyper heureux de notre casting.

Grégoire Ludig : On a un tel amour pour tous ces comédiens, pour ce qu’ils nous ont donné. Chacun avait quelque chose à défendre. Un personnage peut s’avérer marquant dans le film, conçu comme un road trip, essentiel dans l’intrigue, même s’il n’apparaît à l’écran que quelques secondes.

Quels sont vos projets aujourd’hui ?

Grégoire Ludig : On va tourner de nouveaux sketchs. Aller vers des choses plus légères après le gros travail qu’on vient de fournir pour le film. Notre 3e prime vient de passer sur C8. Avant de se lancer dans un 2e film, on va prendre le temps, bien faire les choses, réfléchir à une bonne histoire. On fera un bon film ou rien du tout. Cinéma, internet, télé… Quand on écrit les trucs qui nous passent par la tête, on ne réfléchit pas au format. On est assez libres.

David Marsais : Chaque domaine apporte une énergie différente, est un exercice différent. On a autant de plaisir à tourner pour internet, la télévision  ou le cinéma. Tant qu’on dit ce qu’on veut !

Propos recueillis par Emilie Cuchet

Plus d'informations sur ce film

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