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La ville d’Orléans lance une campagne de mécénat participatif

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Du 21 Octobre au 12 décembre, la ville d’Orléans propose à tous, à travers une campagne de financement participatif, de devenir mécène de l’histoire de l’Art et de l’histoire d’Orléans en investissant des œuvres de Jean-Marie Delaperche (1771-1843).

Culture

La ville d’Orléans lance une campagne de mécénat participatif

90 dessins de l’artiste orléanais, disparus jusqu’alors et jamais présentés au grand public viennent d’être retrouvés et seront exposés, à l’issue de cette grande campagne de financement, au musée des Beaux-Arts d’Orléans, fin 2018.

Octobre 2017. La Ville d’Orléans lance une campagne de mécénat participatif.

Quatre-vingt dix dessins de Jean-Marie Delaperche viennent d’être découverts à Paris, grâce à la galerie d’Art Chaptal. Jean-Marie Delaperche, cet artiste Orléanais de génie, connu jusqu’ici par les érudits orléanais, est désormais sorti de l’ombre. Entre révolution et aube romantique, Jean-Marie Delaperche rejoint les plus grands noms de son temps grâce à ses 90 oeuvres exceptionnelles. Pour acquérir ces dessins, leur faire intégrer la collection du musée des Beaux-Arts d’Orléans, et les exposer fin 2018, un appel est lancé à ceux qui souhaitent s’impliquer dans cette aventure. Sur les 100 000 euros nécessaires à cette acquisi-tion, 50 000 euros proviennent du fonds du Patrimoine al-loué par le Ministère de la Culture. Les 50 000 euros res-tants proviendront de la campagne de financement partici-patif (dons possibles à partir 10 euros) et la Ville d’Orléans. Les donateurs pourront ensuite déduire leur investissement de leur impôt sur le revenu. La clôture de la campagne est fixée au 12 décembre pour permettre ensuite à Valérie Lu-quet, restauratrice du musée des Beaux-Arts d’Orléans, de travailler sur les oeuvres avant leur exposition fin 2018.

À propos de Jean-Marie Delaperche

Jean-Marie Laperche est né à Orléans en 1771. Sa mère, pastelliste, et son père, bonnetier mais dont l’activité va jusqu’au commerce de produits pour artistes, lui donnent le goût des arts. Orléans est alors une ville culturelle floris-sante sous l’impulsion d’Aignan-Thomas Desfriches et de Jean Bardin. Il suit à Paris l’enseignement de Jacques-Louis David, comme son frère Constant qui s’oriente quant à lui vers la sculpture, avant de partir continuer sa carrière en Russie. Après l’incendie de Moscou en 1812, ses deux fils aînés sont enrôlés dans l’armée napoléonienne et meurent quelques mois plus tard. Les frères Laperche retirent de ce triste destin une particule (ils s’appellent désormais Delaperche) et une rente versée par la famille de Rohan-Chabot. Les trois ans qui suivent sont passés dans une production fiévreuse dont témoignent les 90 dessins proposés par la Galerie Chaptal, plus grand ensemble connu de cet artiste de génie au destin dramatique. Le nom de Jean-Marie Delaperche était connu jusqu’ici par les érudits orléanais, grâce à la littérature, et grâce à un somptueux dessin acquis par le musée de l’Ermitage en 1941. Cet ensemble remet au jour l’oeuvre fiévreuse de ce dessinateur orléanais qui s’impose comme une des grandes mains de son temps, évoquant ses plus illustres compagnons de l’atelier de David, comme Anne-Louis Girodet-Trioson, autre grand artiste du Loiret né à peine quatre ans avant lui, avec des influences anglaises qui le rendent absolument unique en son temps. Un génie sort de l’ombre…

Participer du 21 Octobre au 12 décembre : https://www.commeon.com/fr/projet/delaperche#ORST