Orléans & son AgglO

Risques majeurs : test grandeur nature pour la réserve communale

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Dans le cadre d’un exercice de sûreté nucléaire à l’échelle du département, Orléans a expérimenté l’ouverture d’un centre d’accueil et d’hébergement des sinistrés. Et pu vérifier les réflexes de ses réservistes.

Environnement

Risques majeurs : test grandeur nature pour la réserve communale

Mercredi 6 décembre, Orléans participait à un vaste exercice de sûreté nucléaire et de sécurité civile piloté par la Préfecture du Loiret et EDF. Le scenario : un accident technique fictif survenu à la centrale de Dampierre-en-Burly nécessitant l’évacuation des habitants des communes situées dans un périmètre de 5 km, la sécurisation du site, le bouclage de la zone et la mise en place de déviations à l’échelle du département.

Souvenirs de juin 2016

Distante d’une cinquantaine de kilomètres de la centrale de Dampierre, la ville d’Orléans était chargée, dans le cadre de cet exercice, de mettre en place un centre d’accueil et de regroupement (Care) des personnes concernées par la catastrophe. Au petit matin, les différents services municipaux, métropolitains et de sécurité civile ont donc investi le gymnase Barthélémy (photos ci-dessous), rue Jeanne Jugan, pour installer un « Care » (dispositif inscrit dans le plan communal de sauvegarde). Accueil et enregistrement des victimes, déploiement de tentes et de lits, distribution de kits d’hygiène, création d’un pôle médical, d’un lieu de restauration…, tous les maillons de la chaine ont été mis en place et éprouvés. Et même dans une situation créée de toutes pièces, l’effervescence n’était pas sans rappeler celle, bien réelle, qui régnait en juin 2016, lorsque la Mairie avait du mobiliser son palais des sports pour accueillir les naufragés de l’A10 !

Implication forte des réservistes

Pour Orléans, « cet exercice permettait aussi de vérifier si nos réservistes, formés en octobre et en novembre, étaient opérationnels et de quelle manière ils appréhendaient cet événement, indique François Lagarde, conseiller municipal délégué auprès du Maire, pour la Prévention du risque inondation et de la gestion de crise afférente. Près de 70 sur les 90 que compte la réserve se sont mobilisés pour venir en soutien ou bien pour jouer le rôle des sinistrés. » Les réservistes, tous volontaires, « ne se substituent pas aux services de secours mais viennent les soulager en étant à l’écoute, attentifs aux situations individuelles. » D’ailleurs, la Mairie projette à terme d’étoffer les rangs de sa réserve communale dont l’utilité n’est pas à démontrer en cas de crue de Loire, par exemple, où les moyens humains mobilisés pour aider, accompagner, sécuriser les victimes seraient conséquents.   

Dans le cadre de cet exercice, les pompiers du SDIS ont également pu tester deux portiques de contrôle de radioactivité et de décontamination, mis à disposition par les départements du Cher et de Seine-et-Marne. Ils étaient installés aux entrées du gymnase avec passage obligatoire des sinistrés, joués par des réservistes et des élèves infirmières. Ce matériel peut « absorber » un flux d’une cinquantaine de personnes par heure.

exercice de sûreté au gymnase Barthélémy

exercice de sûreté au gymnase Barthélémy

exercice de sûreté au gymnase Barthélémy

exercice de sûreté au gymnase Barthélémy

exercice de sûreté au gymnase Barthélémy

exercice de sûreté au gymnase Barthélémy

exercice de sûreté au gymnase Barthélémy

exercice de sûreté au gymnase Barthélémy

photos : J Grelet

exercice de sûreté au gymnase Barthélémy

Revue du dispositif en présence de Stéphanie Anton (à gauche), adjointe au développement durable et risques majeurs - Taline Aprikian (au centre), directrice de cabinet de la préfecture du Loiret - François Lagarde (à droite), conseiller délégué à la prévention du risque inondation et de la gestion de crise - photos : V Bowen