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Parlement des écrivaines francophones « Liberté, égalité, féminité »

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Réuni à Orléans du 26 au 28 septembre, le Parlement des écrivaines francophones a posé les bases de sa constitution avec l’objectif de défendre la cause et la voix des femmes. Soixante-dix écrivaines de 5 continents en sont à l’origine, et le cercle est appelé à s’agrandir.

Culture

Parlement des écrivaines francophones « Liberté, égalité, féminité »

Le Parlement des écrivaines francophones est né, et sa première session à Orléans témoigne d’un avenir plein de promesses. Né d’une proposition faite en 2016 par Fawzia Zouari, journaliste et écrivaine tunisienne, lors des Voix d’Orléans, cette instance, soutenue également par l’Organisation internationale de la Francophonie, a réuni durant trois jours quelque soixante dix écrivaines des 5 continents pour échanger et débattre sur la condition des femmes dans le monde, leur place sur la scène publique, politique, ou bien encore la survie de la planète.

Le premier acte de ce Parlement sonne comme un engagement : la rédaction du manifeste des écrivaines francophones « Liberté, égalité, féminité », publié dans le quotidien Le Monde, et que chaque participante va s’attacher à relayer dans la presse de son pays. « Oui, il y a bien une littérature réinventée au féminin, qui entend être au rendez-vous de l’Histoire et engagée dans les batailles, toutes les batailles. Celle qui consiste d’abord à affirmer la solidarité des écrivaines entre elles et ne craint pas de parler de « sororité » (extrait du Manifeste).

Pour toutes celles qui étaient de ce premier rendez-vous et celles qui rejoindront le Parlement, un vaste chantier s’ouvre. « Nous interviendrons par les textes publics, des déclarations, nous irons sur le terrain, pour faire entendre nos voix, dénoncer la censure, la répression des écrivaines et des journalistes », témoigne Fawzia Zouari. « Ce seront des actions qui nous ressemblent, ajoutent plusieurs participantes, des actions qui s’inscrivent dans notre travail d’écrivaine. »

C’est décidé, l’an prochain, les Assises du Parlement des écrivaines francophones se dérouleront à Orléans, sa ville d’attache. Et des sessions sont prévues dans d’autres pays pour porter, partout, la voix des femmes. Un site Internet devrait voir le jour pour relayer ses actions, lancer des idées, favoriser le dialogue et témoigner. L’édition d’un ouvrage fait partie des projets, qui réunirait les écrits de membres du Parlement. Avec l’aide d’autres institutions, la cité ligérienne pourrait également, sur proposition d’Olivier Carré, maire d’Orléans et président d’Orléans Métropole, accueillir des écrivaines en résidence, afin que celles qui ont des difficultés à s’exprimer dans leur pays puissent trouver un lieu, une terre propice à la création et à l’expression.

« Merci à toutes d’avoir porté, par vos débats, par vos échanges parfois vifs, ce même sentiment d’appartenir à cette humanité pleine et entière qui veut aller au-delà de sa condition d’aujourd’hui, pour construire celle vers laquelle on aspire tous, s’est exprimé Olivier Carré, en conclusion de cette première session. C’était ce que personnellement j’espérais du Parlement. »

photos : J Puyo