Orléans & son AgglO

Politique de tranquillité publique

Au début des années 2000, la situation en terme de délinquance était inquiétante. Un état des lieux a été réalisé, ainsi qu'une analyse sur les causes de la délinquance, des mineurs notamment. Dès le mois de juin 2001, le Conseil Municipal a adopté un arrêté relatif à la circulation des mineurs de moins de 13 ans. Il s'agissait simplement d'un outil pour la municipalité afin, entre autres, de responsabiliser les parents. Mais il s'agissait du 1er arrêté de ce type dans une ville de cette importance, la période était sensible, le sujet médiatique, et Orléans a eu bien malgré elle les honneurs de la presse. L'année suivante, de nouveaux arrêtés ont été pris : relatifs l'un au bivouac et l'autre à la prostitution. Dans le même temps, la municipalité a annoncé son souhait d'avoir recours à la vidéo-protection.

Durant la même période, d'autres mesures ont été prises en parallèle : l'aide aux devoirs est devenue gratuite par exemple. Moins médiatique, ces décisions sont restées plus confidentielles et pourtant ont joué un rôle important dans le domaine de la prévention de la délinquance. D'autres dispositifs ont été mis en place : le Carrefour des parents, le service de prévention-médiation, les parents-relais, le contrat de réussite éducative, etc. engageant de l'ordre de 7 millions d'euros chaque année.

Enfin, une rénovation urbaine en profondeur a été conduite, non seulement sur les quartiers dits sensibles mais aussi sur le centre ville et d'autres parties d'Orléans. Au total, c'est bien la conjonction de ces trois grandes catégories d'actions (sanction/répression/ - Prévention/réussite - Rénovation urbaine) qui font une réussite que personne ne conteste plus.

Orléans devient un exemple en France

Aujourd'hui, Orléans est un exemple dans ce domaine. Entre-temps, quelques villes avaient déjà emboîté le pas à notre ville sur la vidéo-protection, sur les arrêtés également.

Les derniers chiffres font état d'une baisse de la délinquance de proximité de - 68% depuis 2001. Par conséquent, le nombre de délits de proximité a fortement baissé, passant de 24/jour en 2001 à environ 7,5/jour aujourd'hui. Le taux d’élucidation est passé de 17 % en 2001 à presque 50%, et la part des mineurs dans la délinquance a fortement diminué.

Pour rappel, les missions des agents de police municipale s’exercent sur le territoire de la commune. Ils peuvent parfois intervenir dans un autre périmètre, par une convention ou un arrêté de mise à disposition du Préfet. La police municipale agit en matière de :

• prévention et surveillance du bon ordre, de la tranquillité, de la sécurité et de la salubrité publiques

• lutte contre la délinquance 

• infractions au code de la route (verbalisations) 

• infractions à la loi pénale et renseignements en vue de découvrir les auteurs de ces infractions 

• informer et seconder dans l’exercice de leurs fonctions les officiers de police judiciaire 

• surveillance, prévention et dissuasion 

• assistance des personnes en danger 

• recherche des actes de flagrant délit et intervention afin de faire cesser les troubles 

• surveillance des bâtiments publics et intervention en cas de déclenchement d’alarme intrusion

ou incendie 

• sensibilisation des enfants à la sécurité routière