Focus "Faire du sport à Orléans"

Publiée le

Une jolie collaboration entre le service Ville d’art et d’Histoire et les Archives municipales et métropolitaines d’Orléans qui se sont associés pour créer la brochure « Faire du sport à Orléans : 1800-1950 », à l’occasion des Jeux Olympiques qui se dérouleront en France en juillet 2024. Une plongée fascinante.

Culture , Sport

Focus "Faire du sport à Orléans"

Le service Ville d’art et d’histoire et les Archives municipales et métropolitaines d’Orléans participent à leur façon aux JO 2024 en proposant au public de découvrir « une » histoire du sport à Orléans depuis le 19e siècle jusqu’aux années 1950. Une histoire qui reste encore à écrire tant cette thématique aux multiples facettes n’est encore que partiellement connue, par petites bribes. C’est donc un précieux document qui est mis entre nos mains aujourd’hui.

« C’est une mise en valeur d’un travail mené par les archivistes tout au long de l’année, ce focus réunissant des articles, documents patrimoniaux et autres travaux de recherche souvent inédits, souligne Clotilde Vivier, responsable du service Ville d’art et d’histoire. On esquisse aussi un parcours dans la ville, du Pont Thinat à l’hippodrome de l’île Arrault, à travers des lieux et des pratiques sportives qui n’existent plus aujourd’hui. » A vous de faire le circuit proposé à vélo, en courant ou à pieds, pour aller à la rencontre de ces Orléanais qui ont vécu l’émergence du sport.

Petit guide du sport illustré

Fêtes publiques. Pratiques scolaires. Sports des bords de Loire (on apprenait à nager dans la Loire mais on y faisait aussi des joutes et de l’aviron). Naissance et essor de la gymnastique. Loisirs modernes… Fourmillant de détails, de photographies et d’anecdotes oubliées, ce petit guide est une véritable mine d’or. L’on y apprend que des courses automobiles étaient organisées sur la rive droite de la Loire, dans les quartiers Madeleine et Saint-Laurent, entre 1929 et 1935. Qu’une école de natation appelée « Bains Jeanne-d’Arc » était installée sur un bateau et équipée d’un petit bain de 8 mètres de long et d’un grand bain de 25 mètres de long sur 10 mètres de large avec tremplin, à quinze mètres du quai du Châtelet, vers 1900. Ou encore qu’un vélodrome fut édifié au 33 quai du Roi, avec une piste de bois de 200 mètres, au printemps 1922. On apprend des choses, on sourit, on s’étonne, on écarquille les yeux à la lecture de la brochure. Parmi les anecdotes les plus savoureuses : l’organisation du Marathon de danse de 1933, à l’Alhambra, au cours duquel 22 couples ont dansé durant 1325 heures non-stop (soit 55 jours et 20 heures, avec un arrêt de quinze minutes par heure). Et des histoires comme celles-ci, le focus en regorge.

7 kilomètres linéaires d’archives

Pour mettre au jour ces trésors, les archivistes passionnés n’ont pas hésité à parcourir les 7 kilomètres linéaires de documents patrimoniaux conservés dans leurs magasins d’archives. « C’est un petit bout d’histoire de la ville, sourit Agathe Leignel, chargée de valorisation et de classement aux Archives municipales. Faire vivre les archives est vraiment ce qui nous anime. Le public peut venir consulter les documents originaux présentés dans la brochure. Le principe des archives est que c’est un lieu ouvert à tous, du moment que l’on présente une carte d’identité, et gratuit. »

Pratique

Estampillé Olympiade culturelle, le focus « Faire du sport à Orléans : 1800-1950 » est disponible aux Archives municipales (5 rue Fernand Rabier), à l’Office de tourisme et consultable ci-dessous.

De nombreux documents sont consultables en ligne sur http://archives.orleans-metropole.fr

Plus d'1 million de pages ont été numérisées à ce jour soit à peine 1% des fonds des archives municipales.