Sabine Weiss, icône de la photographie humaniste s’en est allée

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Sabine Weiss, photographe franco-suisse et icône de la photographie humaniste, est morte hier à 97 ans. Demeurent huit décennies d’images et des souvenirs mémorables à Orléans.

Culture

Sabine Weiss, icône de la photographie humaniste s’en est allée

Une grande dame et une immense artiste nous a quittés le mercredi 28 décembre. Sabine Weiss, c’était un sourire bon-enfant, un charme fou et un regard incroyable et plein d’empathie pour capter le Paris d’après-guerre, les enfants perdus et les gamins effrontés des terrains vagues, les clochards célestes, les amoureux transis.

L’artiste suisse naturalisée française a gagné sa vie comme photographe de mode et de presse mais c’est son travail en noir et blanc, poétique, empathique, bienveillant et lumineux qui lui a valu d’être une figure majeure de la photographie humaniste, la dernière des mohicans… Sabine pleine de grâce.   Emplie de tendresse, de compassion, elle regardait le monde, l’humain, avec douceur et délicatesse. Ses clichés racontaient son époque, le temps qui passe, les joies de la famille, les petits bonheurs du quotidien… Une photographie humaniste reconnue sur le tard, contrairement à ses collègues masculins, consacré par près de 160 expositions à travers le monde, tout cela à la seule force de son poignet et de son courage.

Orléans avait eu le privilège de recevoir Sabine Weiss, en 2018, à l’occasion d’une triple exposition sur trois lieux : « Une vie de photographies » à la Collégiale Saint-Pierre-le-Puellier, « En toute intimité » à la Galerie le Garage, et « Les voyages de Sabine Weiss » sur les grilles du parc du Poutyl à Olivet. Un évènement inoubliable au cours duquel Sabine, pétillante, généreuse et rieuse, avait partagé son amour de la photographie avec tous, avec une simplicité désarmante et l’air malicieux qui la caractérisait si bien. Des souvenirs marquants et des images qui resteront gravés à jamais.