L’eau d’Orléans Métropole, c’est bien plus qu’un réseau !
Avant de couler du robinet des quelque 89 000 foyers que compte le territoire, puis d’être rejetée en milieu naturel, l’eau d’Orléans Métropole passe par de nombreuses étapes : prélèvement, potabilisation, stockage, distribution, collecte et traitement avant rejet… Entre pompes, canalisations et bassins d’aération, zoom sur le parcours parfois méconnu d’une ressource ô combien précieuse.
Le cycle de l'eau d'Orléans Métropole
Découvrez le réseau du cycle de l'eau d'Orléans Métropole en parcourant cette carte interactive.
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1. Prélèvement
C’est la toute première étape du cycle de l’eau, l’étape dite de captage de l’eau brute via les 30 stations de pompage réparties à travers le territoire. 19,2 millions de m³ sont ainsi prélevés chaque année dans les nappes phréatiques, principalement dans la nappe de Beauce, un des plus importants réservoirs d’eau du pays. Suivant les différents forages, les stations de pompage viennent prélever l’eau entre 20 et 90 m de profondeur, comme c’est le cas au nord de Chanteau. On compte par exemple 2 forages sur les communes d’Ormes et de La Chapelle-Saint-Mesmin.
2. Potabilisation
Il arrive qu’au sortir d’un des 30 forages, l’eau ne réponde pas aux normes de conformité, de potabilité. Elle doit alors passer par une des 23 unités (ou usines) de traitement installées sur le territoire, qui peut aller d’une installation équipée de 4 filtres comme à Olivet, à l’incontournable Usine du Val d’Orléans, qui s’étend sur plusieurs milliers de m². En fonction des paramètres de l’eau brute, très souvent la présence en trop grande quantité d’oligo-éléments (manganèse et fer), celle-ci a besoin d’être filtrée et oxydée pour être rendue conforme à la distribution. Elle a parfois également besoin d’être reminéralisée, et toujours désinfectée, avant l’étape suivante, le stockage.
La qualité de l’eau est extrêmement contrôlée, tant en autosurveillance 24h/24 que par les services de l’État.
3. Stockage
À la sortie des usines de traitement, l’eau, désormais potable, est alors dirigée vers les 35 châteaux d’eau et réservoirs répartis à travers une grande partie des 22 communes d’Orléans Métropole, qui peuvent ainsi en stocker près de 118 000 m³, ce qui correspond à plusieurs jours de consommation de l’ensemble des foyers. La plus grosse structure se trouve à Orléans, aux abords du grand cimetière. Dans ses 3 cuves de 7000 m³, hautes d’une vingtaine de mètres, ce sont quelque 21 000 tonnes d’eau qui y attendent d’être distribuées.
Autres ouvrages remarquables, celui du quartier des Chaises, à Saint-Jean-de-la-Ruelle, qui a récemment nécessité 2 ans de travaux de rénovation, ou celui de La Source, dont la cuve rectangulaire de 5000 m³, qui culmine à 33 mètres, enjambe une avenue.
Ces 35 ouvrages permettent de réguler la distribution d’eau, notamment aux heures de pointe où il n’est pas nécessaire de la pomper, puisqu’elle est sous pression et directement disponible.
À noter qu’une petite partie de cette eau ainsi stockée est réservée à la défense incendie.
4. Distribution
Grâce aux 1549 km de canalisations souterraines qui sillonnent le territoire, l’eau, sous pression et à disposition à tout moment, peut être distribuée dans les 22 communes qui le composent.
À noter qu’avec un taux de rendement de 88 %, soit seulement 12 % de perdition, le réseau de distribution de l’eau d’Orléans Métropole se place au-dessus de la moyenne nationale, estimée en 2022-2023 à 81,3 %.
5. Utilisation
Douches, sanitaires, cuisine, linge… En moyenne, chaque habitant métropolitain consomme quotidiennement 151 litres d’eau, mais certains usages ne nécessitent pas obligatoirement que cette eau soit potable, et c’est pour cela que la Direction du Cycle de l’eau, via ses campagnes de sensibilisation, les visites de ses infrastructures aux scolaires, incite régulièrement le public à installer un récupérateur d’eau de pluie pour l’arrosage de son jardin, ou rappeler les éco-gestes. Par exemple, privilégier la douche rapide à un bain, couper le robinet pendant le brossage des dents, opter pour les mousseurs sur les robinets, utiliser un bac pour rincer les légumes, lancer le lave-vaisselle uniquement quand il est plein, arroser les plantes de préférence le soir pour limiter l’évaporation…
6. Collecte des eaux usées
Soit par un tuyau qui leur est spécialement dédié, soit (encore malheureusement) par un tuyau unitaire où elles se mêlent aux eaux pluviales, les eaux usées vont venir rejoindre, en fonction du lieu des habitations dont elles partent, une des 6 stations d’épuration d’Orléans Métropole. Pour parvenir à leur avant-dernière destination (voir étape 7) elles ont parfois besoin, en fonction de la topographie des parcours, d’être « aidées », et c’est à cet effet que 351 stations de pompage (ou relevage) jalonnent leur parcours jusqu’aux usines de traitement.
20 millions de m³ de ces eaux sont ainsi collectés chaque année, dans lesquelles malheureusement 250 tonnes de lingettes sont encore aujourd’hui retrouvées, qui viennent obstruer les grilles, boucher et endommager les réseaux d’assainissement, et au final polluer l’environnement. C’est pour cela que la Direction du cycle de l’eau rappelle régulièrement les bons usages en la matière, et invite à ne rien jeter dans les toilettes, ni lingettes, même biodégradables, ni graisse (huile de friture…), serviettes hygiéniques, préservatifs…
7. Traitement des eaux usées
Direction station d’épuration ! Car avant d’être rejetées en milieu naturel (étape 8), les eaux usées doivent être soigneusement traitées, dans une des 6 structures que compte le territoire (La Chapelle-Saint-Mesmin, l’île Arrault à Orléans, La Source, Chécy et 2 petites à Chanteau).
Là, des grilles et des peignes viennent récupérer et en extraire les macro-déchets, les déchets alimentaires, la graisse ou le sable. Ainsi « nettoyées », elles sont ensuite dirigées vers des bassins d’aération, afin que des bactéries « mangent » et fassent disparaître la pollution carbonée. L’eau peut désormais passer au clarificateur (ouvrage qui sert à séparer les boues formées suite à l’aération) avant d’être rejetée en milieu naturel. À noter que les boues en question, riches en matières organiques, en azote et en phosphore, sont réutilisées pour être épandues sur les terres agricoles ou alimenter les plateformes de co-compostage.
8. Rejet en milieu naturel
Ça y est ! L’eau, épurée, répond désormais aux normes (en termes de nitrates, phosphore, matières en suspension...) et peut donc être rejetée en milieu naturel sans impacter ce dernier. Direction la Loire, principalement, ou de petits cours d’eau de la forêt d’Orléans pour les eaux qui ont été traitées au nord du territoire, dans les stations de Chanteau. 20 millions de m3 sont ainsi rejetés chaque année.


La quantité d'eau sur Terre reste presque la même depuis des millions d'années grâce au cycle de l'eau.
Cependant, toute cette eau n’est pas potable.
Aujourd’hui, le réchauffement climatique, la fonte des glaciers et les sécheresses réduisent les réserves d’eau douce disponibles.
C'est pourquoi l'eau potable devient une ressource précieuses à protéger.
