Tendances des recherches actuelles

      Compost : le traitement des déchets qui crée du lien et de la biodiversité

      Comme c’est bientôt Noël, rêvons un peu ! Ça donnerait quoi si tout le monde parlait « compost » ?

      Jérôme : « Dans mon jardin, j’ai créé un coin compost hyper optimisé. J’ai 2 bacs : le premier pour déposer mes épluchures, le second pour les feuilles et le broyat qui me servent de structurant. Et hop, je fais ma recette facilement toute l’année ! Je pratique la tonte mulching, je broie à la tondeuse les petits branchages (- 1 cm de diamètre) et ainsi, je paille le jardin avec mes propres déchets verts. Depuis que j’ai changé mes pratiques, les hérissons se sont installés chez moi et font la chasse aux limaces. »

      Diane : « Quand je manque de matière pour mon paillage, je fais appel au voisinage et nous partageons nos ressources vertes. Je récupère les feuilles mortes de mon voisin, je les passe à la tondeuse pour les épandre au jardin. Ce voisin récupère en échange mes petits branchages car il s’est équipé d’un broyeur. Fini les allers-retours en végé’tri ! Ensemble, on a embelli la rue en semant des fleurs et des aromates au pied des murs et des clôtures. C’est beau toute l’année ! »

      Hélène : « Dans mon immeuble, c’est compostage à tous les étages. On a une super aire de compostage au pied de l’immeuble et on a créé un petit carré de jardin pour y installer des aromates à partager. On s’est organisé entre voisins pour faciliter la vie des plus anciens : on descend leurs bioseaux. Trois fois par an, on organise une fête autour des composteurs : au printemps, en été et à l’automne. On partage un repas et on parle de tout ! »

      Yoan : « Dans mon quartier, « the place to be » c’est le composteur du coin de la rue ! J’y retrouve souvent mes voisins avec leur bioseau. C’est l’occasion de papoter et d’échanger des nouvelles. Une fois dans l’année, on demande à la mairie de bloquer la circulation et on se rassemble pour une disco-soupe. Grâce à ça, je me suis fait des amis et les enfants aussi ! »

      Evelyne : « Dans mon entreprise, on a créé un « club compost ». On trie nos restes d’assiettes et le marc de café. À tour de rôle on vide notre bioseau dans le composteur installé dans le jardin. Au printemps, on lance notre saison de jardinage en plantant des tomates, des fraises, des framboises, quelques cucurbitacées et des aromates dont nous profitons aux beaux jours quand nous déjeunons au jardin. J’adore, sur ce temps de pause, observer les insectes et les oiseaux. »

      Marianne : « Dans mon asso, on a institutionnalisé les pauses zéro-gaspi : gobelets durables et boissons en bouteilles consignées, gourmandises fait-maison. Du coup, quand on accueille d’autres clubs, on peut facilement échanger nos astuces de cuisine zéro-gaspi. Quand on organise des évènements plus importants, on travaille avec les food-trucks qui proposent des repas à emporter dans des emballages durables. Évidemment, on trie nos biodéchets qui sont compostés à la ferme des Cassines. On communique largement sur ce sujet dans notre newsletter des adhérents. »

      Lucie : « Dans l’école du quartier : le compostage c’est toute l’année ! Les instituteurs et les ATSEM se sont formés. On a installé un jardin dans la cour de l’école et le compost y a toute sa place. On a développé plein de projets anti-gaspi à la cantine et on composte ce qui est inévitable : épluchures de fruits et légumes. Le compost produit sert au jardin pédagogique. En fin d’année, on fait une kermesse sur le thème du zéro-gaspi. On fait des concours de brassage de compost, de reconnaissance des petites bêtes et des quiz pour tester les parents et quand on gagne, c’est des confitures fait-maison ! »

      Maxime : « Quand je pars en vacances dans mon camping préféré, il y a toujours un bioseau à côté de la poubelle de tri et je retrouve avec joie le point compost pour déposer mes biodéchets. Les enfants peuvent participer à des animations sur la biodiversité. Ils sont devenus incollables sur les petites bêtes qu’on trouve au jardin. »

      Pour aller plus loin

      Utopie ? Et bien non ! Toutes ces solutions existent déjà 😊. Il suffit juste qu’on en parle plus souvent et qu’on soit plus nombreux à les mettre en pratique.

      Direction de la réduction et de la valorisation des déchets - Orléans Métropole

      Adresse :
      33 Rue Hatton45000OrléansFrance
      Horaire :

      du lundi au vendredi, 8h30-12h30 13h30-17h00