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      le 14/10/2026

      Duralex rebondit et résiste à la casse

      Ce mercredi 14 octobre, le tribunal de commerce d’Orléans a choisi de confier la reprise de la verrerie Duralex, placée en redressement judiciaire le 1er juin dernier, à la holding Tomé, permettant de préserver 155 des 219 emplois de l’entreprise.

      Le tribunal de commerce d’Orléans a tranché : la reprise de Duralex sera confiée au consortium conduit par Cédric Meston, via sa holding Tomé. Une décision saluée conjointement par François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire, et Serge Grouard, président d’Orléans Métropole, qui ont accueilli avec une grande satisfaction le projet, qui inclut la reprise de l’intégralité de l’outil industriel, la marque et les stocks, la préservation de 155 des 219 emplois, et avec eux celle d’une industrie qui, par son savoir-faire et la qualité de ses produits, participe pleinement au rayonnement économique du territoire.  

      Un projet à dominante privée, appuyé par la puissance publique

      Le projet de reprise doit marquer un nouvel élan, commercial comme industriel, avec une modernisation de l’outil de production et un renouvellement de la gamme. Majoritairement financé par des fonds privés (10M€), il a pu aboutir grâce au soutien des pouvoirs publics : un prêt de 4 millions d’euros de l’État et un prêt de 1 million d’euros de chacune des deux collectivités, remboursables selon des conditions similaires.
      Orléans Métropole, propriétaire du site, a en outre conclu avec l’entreprise un crédit-bail immobilier prévoyant un loyer progressif. Ces aides doivent notamment permettre à Duralex d’investir et d’améliorer son efficacité énergétique.

      Une vigilance affichée

      Par ailleurs, les collectivités appellent l’ensemble des acteurs engagés à assurer un suivi régulier, attentif et exigeant de l’activité. Ils reconnaissent la fragilité de la période qui s’ouvre, tout en affichant la volonté d’inscrire cette reprise dans la durée, et s’engagent à « accompagner toutes celles et ceux que cette procédure laisse sans emploi », en déployant « la même méthode que celle qui a déjà permis à plus de la moitié des anciens salariés de la société Brandt, fermée il y a dix mois, de trouver une solution. Cela se traduira par des formations ciblées, des salons de l'emploi dédiés et l’engagement d’un suivi strict, individualisé et régulier. Les compétences et le savoir-faire de ces salariés constituent une richesse précieuse et tout sera mis en œuvre pour les valoriser et les réintégrer rapidement dans le tissu économique local ».

      Faire de Duralex le verre le plus vert au monde

      La décarbonation du site au cœur du projet. 
      « Duralex est un patrimoine industriel français. Notre ambition n’est pas de le sauver une cinquième fois, mais de le transformer pour de bon : un site redimensionné, désendetté, et un four électrique d’ici 2029 pour faire de Duralex le verre le plus vert au monde », a déclaré Cédric Meston, président de Tomé, à la sortie du tribunal. Son projet prévoit notamment, en effet, la conversion de l'actuel four de fusion vers une technologie 100% électrique, qui supprimera l’essentiel des émissions directes du site, l'augmentation de la part de verre recyclé, permettant d’abaisser les températures de fusion et l’empreinte carbone, ou encore l'installation de panneaux photovoltaïques avec Orléans Métropole et la SPL Orléans Énergies. 

       

       

      Réaction de Serge Grouard

      Président d’Orléans Métropole

      "C’est une très bonne nouvelle pour notre territoire : la décision du Tribunal de commerce d’Orléans permet à Duralex de poursuivre son activité et d’envisager l’avenir avec davantage de sérénité. 
      Orléans Métropole est évidement pleinement mobilisée aux côtés de Duralex, comme c’est déjà le cas depuis de nombreuses années. La validation du projet porté par le groupe Tomé constitue, selon nous, une décision solide et porteuse d’avenir. Elle offre les conditions nécessaires pour pérenniser l’activité, préserver les savoir-faire et conforter l’emploi sur notre territoire. 
      Néanmoins, la suppression d’une soixantaine de postes nécessaire à la poursuite de l’activité industrielle nous empêche de nous réjouir pleinement. Mais je tiens à souligner qu’avec François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire, Orléans Métropole accompagnera l’ensemble des salariés touchés dans une perspective de reconversion.
      Cette décision porte également un enseignement important : il n’y a pas de fatalité en matière industrielle. La désindustrialisation n’est pas une trajectoire inéluctable. Lorsque les acteurs économiques, les collectivités et les pouvoirs publics agissent ensemble avec détermination, il est possible de sauver des entreprises, de maintenir des emplois et de construire des perspectives durables. La volonté politique, lorsqu’elle s’accompagne d’actions concrètes, produit des résultats."