Tendances des recherches actuelles

      Fresque de la crue de la Loire

      La Fresque de la crue de la Loire vous a permis de mieux comprendre les mécanismes des crues et leurs conséquences sur notre territoire. Pour poursuivre cette démarche, retrouvez ici des ressources pour approfondir vos connaissances, mieux connaître votre exposition au risque et découvrir les bons réflexes à adopter face à une inondation.

      Crues historiques

      Tout le monde parle des inondations de 2016, mais savez-vous que les fortes pluies de fin mai-début juin 2016 (équivalentes à environ deux mois de précipitations) ont provoqué d’intenses phénomènes de ruissellement ainsi qu’une crue historique de tous les cours d’eau (affluents de la Loire, Canal d’Orléans, rivière souterraine de la Retrève) à l’exception de la Loire ? Les dernières crues majeures de la Loire datent de 1846, 1856, 1866 et 1907.

      → + d'informations sur les 3 grandes crues de la Loire au XIXème siècle  
      → Focus sur la crue de 1866 
      → Archives municipales d'Orléans et d'Orléans Métropole : quand la Loire déborde

      Plus récemment, les crues de décembre 2003 et novembre 2008 ont atteint des débits parmi les plus forts depuis le milieu du XIXe siècle. Pour mémoire, lors de la crue de 2003, grâce à l’action du barrage de Villerest, le niveau d’eau s’était arrêté à 5 cm sous le premier seuil d’évacuation du Val d’Orléans (zone proche du Bec du Loiret).

      Zones inondables et prise en compte de l’aménagement

      → Deux Plans de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) par la Loire couvrent le territoire de l’Orléanais. Ils contiennent des prescriptions en fonction du niveau d’aléa, qui s’imposent aux documents d’urbanisme :

      → Le Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) des Vals de l’Orléanais, officiellement labellisé début 2026 par les services de l’Etat et co-porté par Orléans Métropole, la Communauté de communes du Val de Sully et la Communauté de communes des Loges comprend 83 actions qui visent à renforcer la résilience du territoire face aux risques d’inondation et réduire les conséquences dommageables sur les biens, les personnes et l’environnement. Ce PAPI est doté, sur la période 2026-2032, d’un budget total de plus de 10 millions d’euros.

      → Carte des zones inondables (tous phénomènes compris) du territoire de la Métropole d’Orléans

      Des outils pour anticiper et bien vous préparer

      → Le document d'Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) : Vous pouvez vous rapprocher de votre mairie pour consulter ce document et être informé de l’ensemble des risques majeurs qui concernent votre commune.

      → L’observatoire des risques : vous habitez l’une des 22 communes de la métropole orléanaise ? Ce site vous permet d’en savoir plus sur  les risques à votre adresse. Vous habitez une autre commune en dehors de la métropole, le site GéoRisques sera votre outil de référence.

      Il est également possible de demander à rejoindre la réserve communale de sécurité civile, si celle-ci existe, qui regroupe des citoyens bénévoles souhaitant contribuer au soutien et à l'assistance des populations, à l'appui logistique et au rétablissement des activités en cas de crise.

      Des outils pour vous tenir informé et agir en cas de crue de la Loire

      Idées reçues face aux risques d'inondation

      FAUX !

      Habiter en étage ou dans les hauteurs donne le sentiment d’être protégé de l’eau et donc de l’inondation. Et, effectivement, si vous habitez en étage, vous n’aurez jamais directement les pieds dans l’eau.

      En revanche, quel que soit l’étage où vous habitez et même si votre logement se situe à plusieurs kilomètres du fleuve, vous pouvez être touché par les effets de l’inondation.

      Dans la zone d’évacuation, les réseaux seront coupés (électricité, eau potable, chauffage, gaz ou assainissement) pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines. En effet, l’eau redescend très lentement et le territoire peut rester inondé plusieurs semaines.

      Vous pourrez également avoir des difficultés à vous déplacer en voiture (de nombreuses routes seront coupées, la plupart des ponts seront impraticables) ou en transports en commun, ainsi qu’à vous approvisionner.

      Enfin, même si vous n’habitez pas en zone inondable, votre lieu de travail, l’école de vos enfants ou la maison de retraite de vos parents le sont peut-être…

      FAUX !

      Pour les crues rapides, typiques du Sud de la France, il est effectivement conseillé de ne pas aller chercher ses enfants à l’école.

      Sur notre territoire, en revanche, les crues de la Loire sont beaucoup plus progressives : l’eau monte plus doucement et le pic n’est atteint qu’au bout de plusieurs jours.

      Les établissements scolaires seront donc fermés bien avant d’être inondés et les parents seront avertis 1 ou 2 jours avant.

      PAS SÛR !

      Une « crue centennale » est une crue majeure, qui a une chance sur 100 de se produire chaque année. C’est une question de probabilité.

      Cette statistique s’appuie sur l’observation des crues passées et sur leur périodicité. Il s’agit d’une moyenne.

      Les hasards de la pluviométrie et les conditions locales peuvent amener des crues centennales à se produire plusieurs fois par siècle, comme ce fut le cas au XIXe siècle (1846, 1856 et 1866), voire plusieurs années d’affilée !

      FAUX !

      En décembre 2003, une crue de type cévenole a touché le bassin de la Loire, provoquée par des précipitations intenses entre le 30 novembre et le 3 décembre (cumul entre 200 et 300 mm en quelques jours).

      À Orléans, le fleuve a atteint une hauteur de 3,75 m le 8 décembre, soit une crue de période de retour 20 ans (une chance sur 20 de se produire chaque année).

      En 2016, la Loire n’était pas en crue. Les fortes pluies de fin mai-début juin 2016 (jusqu’à l’équivalent de 2 mois de précipitations), très localisées, ont provoqué une crue historique des affluents de la Loire ainsi que de la rivière souterraine de la Retrève.

      Le ruissellement intense en milieu rural et urbain a toutefois entraîné la submersion de zones réputées non inondables.

      FAUX !

      Les crues de la Loire suivent toujours des épisodes de pluies abondantes ou prolongées.

      Même si ces conditions climatiques sont souvent réunies en période hivernale, de tels épisodes pluvieux peuvent survenir en toutes saisons.

      Certaines inondations historiques ont eu lieu en juin, à la suite de mois d’avril ou de mai arrosés, entraînant un phénomène de saturation des sols puis le débordement des cours d’eau.

      FAUX !

      Les ouvrages de protection hydrauliques (tels que les barrages, digues et déversoirs) permettent d’éviter les submersions, mais seulement jusqu’à un certain point.

      En cas de forte crue, ces ouvrages ont leurs limites (en hauteur et en volume) : ils atténuent les effets mais n’empêchent pas les inondations par débordement de se produire.

      Les risques de brèches ou de surverse sont inéluctables.

      De plus, les ingénieurs de la Loire au XIXe siècle ont démontré, avec les outils de calcul hydraulique dont ils disposaient à l’époque, qu’il était impossible de faire passer une crue plus que centennale uniquement entre les digues, ni sous les ponts, sinon à remonter les digues à des hauteurs incompatibles avec leur insertion dans les villes.

      Votre avis sur la Fresque de la crue de la Loire

      Vous avez récemment participé à une Fresque de la crue de la Loire, un atelier visant à mieux comprendre les enjeux liés aux risques d’inondation et à la crue de la Loire.
      Afin d’évaluer votre expérience et d’améliorer les prochaines sessions, nous vous invitons à répondre à ce court questionnaire de satisfaction.
      Vos réponses nous permettront notamment d’apprécier la qualité de l’animation, la pertinence des contenus et l’intérêt de l’atelier.