Tendances des recherches actuelles

      Environnement , Orléans

      le 03/11/2026

      À la rencontre de Pierre Chalmeton, référent d’un site de compostage partagé en pied d’immeuble

      Pierre, référent d’un site installé au pied de sa résidence, nous raconte son engagement au quotidien, les gestes qui facilitent le compostage et les bénéfices de cette démarche pour l’environnement et la vie de quartier.

      Pierre, vous êtes référent du site de compostage partagé installé au pied de votre résidence, dans le quartier Châteaudun, à Orléans. Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a poussé à endosser ce rôle, et en quoi il consiste ? 

      Dès que des solutions de tri des biodéchets ont été mises en place par Orléans Métropole, j’ai adopté ce réflexe et je suis devenu un utilisateur régulier des composteurs collectifs. En l’occurrence de celui pas très loin de chez moi, dans le quartier Sonis, où j’ai vite pris mes habitudes, tout comme d’autres habitants de la résidence, on s’y croisait, bioseau à la main. Lorsque j’ai intégré le conseil syndical de la copropriété, et que l’on a appris que l’on pouvait bénéficier de cette opportunité d’installation de composteur en pied d’immeuble, donc plus près de chez moi, gratuitement, j’ai « milité » pour le faire voter en assemblée générale, et la collectivité est très rapidement venue nous installer les bacs, à un endroit que nous avions préalablement et conjointement identifié. 

       

      Un site dont vous avez alors choisi de devenir référent… 

      Exactement ! En tant que référent, je suis chargé de l’entretien du site, de son bon fonctionnement, de la distribution des bioseaux aux nouveaux utilisateurs, à qui j’explique les bons gestes à adopter, les petits secrets d’un compostage réussi, en général lors de petits apéros ou de moments d’échanges conviviaux entre voisins. Mais bon, je dois avouer que j’y ai vraiment pris goût, et il m’arrive bien souvent d’en faire un peu plus, comme touiller régulièrement le contenu du bac d’apport, éventuellement ajouter du broyat ou couper quelques biodéchets lorsqu’ils sont en trop gros morceaux, un ananas entier par exemple… Il m’arrive également de retirer d’éventuels « indésirables », le plus souvent une étiquette plastique oubliée sur un fruit, une grosse motte de terre qui serait restée accrochée à la plante morte déposée… Franchement, même si tout ça n’est pas obligatoire, moi ça ne me coûte rien, ça ne me prend que très peu de temps, et ça simplifie la vie des autres utilisateurs de l’installation, alors franchement… Et puis si on a un doute, une question, ou besoin de quoi que ce soit, on est en contact permanent avec Orléans Métropole et Les Cycloposteurs. 

       

      Et vous avez reçu une formation pour ce nouveau rôle, qui semble vous tenir à cœur ? 

      Absolument ! Une formation d’une journée, d’ailleurs très agréable. C’est important de pouvoir passer les bons messages aux usagers, d’être en mesure de pouvoir répondre à leurs questions. 
      He oui en effet, ce rôle me tient cœur ! Contrairement aux idées reçues, ce n’est absolument pas chronophage et, même si je ne le fais absolument pas pour cela, c’est assez valorisant. Parce que c’est vraiment concret, c’est rassurant de voir la nature faire son œuvre et « manger » nos détritus, de voir que ça grouille de vie… 

      Et une fois cet engrais naturel prêt à être utilisé, il retourne à la terre, soit épandu au pied des arbres de la résidence, des haies, dans les massifs fleuris, ou distribué, toujours lors de moments d’échanges conviviaux, aux habitants pour leurs plantes de terrasse, de balcon. 

      Et puis l’on s’aperçoit bien vite que ça fait baisser considérablement notre quantité de déchets produits, dans l’immeuble nos poubelles vertes sont pratiquement vides !