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      Sécurité - tranquillité , Saint-Cyr-en-Val

      le 03/09/2026

      Eau potable : anticiper les risques autour de l’Usine du Val

      Un exercice de crise a été organisé jeudi 3 septembre à l’Usine du Val d’Orléans Métropole, principal site de production et de stockage d’eau potable de la collectivité. Explications.

      Former au risque les équipes du délégataire AQUALIGE (SUEZ) dans des conditions réelles, ainsi que celles des pompiers du SDIS, notamment aux problématiques chimiques, afin de les faire progresser. 
      Branle-bas le combat ce jeudi 3 septembre, devant les grilles de l’Usine du Val d’Orléans Métropole, principal site de production et de stockage d’eau potable du territoire. 
      Gilet orange logoté sur les épaules, casque vissé sur la tête, le responsable du site tend un plan aux équipes du SDIS fraîchement débarquées de leur camion et leur indique à grand renfort de gestes la direction à suivre.

      La raison, fort heureusement fictive ?
      « Une fuite de chlore gazeux, utile pour la désinfection de l’eau. Lors de la manipulation, un collaborateur a malencontreusement cassé une bouteille, et le chlore, extrêmement dangereux, se répand dans l’atmosphère. Nous avons donc une victime directe, et donc, en fonction du vent, un énorme risque encouru sur les zones au-delà de l’usine. Donc nous avons immédiatement fait appel au SDIS pour secourir la personne et confiner la fuite », détaille aux médias conviés à l’exercice Sébastien Poisson, directeur général d’AQUALIGE.
      Seconde crise simulée, une fuite de fuel lors de la livraison du carburant qui permet d’alimenter le groupe électrogène, essentiel pour que le site puisse fonctionner 24h/24. Et donc la crainte que le liquide dangereux se répande dans le réseau fluvial et vienne polluer le milieu naturel. « Et là encore, c’est vers la cellule chimique du SDIS que nous nous tournons. Des incidents, malheureusement ça peut toujours arriver, alors il faut savoir se tenir prêt, tout faire pour renforcer la sécurité et limiter les risques ».

      Et Clémentine Cailleteau-Crucy, vice-présidente d’Orléans Métropole en charge de la gestion de l’eau, de conclure : « C’est extrêmement important pour la collectivité d’organiser ce genre d’exercices, de se confronter à de nouveaux risques, car la production et le stockage d’eau potable, c’est un sujet très sensible. Cela permet à tous les acteurs d’améliorer les process pour ne pas prendre de risques inutiles »